Atelier investissement, finance, banque

Mots-clés : besoins de financements ; « go out » des capitaux chinois ; attractivité française ; opportunités d’investissement

 

Une France qui se positionne pour répondre aux besoins de financements d’OBOR  

Les capitaux mobilisés par l’initiative Belt and Road sont colossaux : près de 5000 milliards de dollars, soit, à titre de comparaison, 7 fois plus que les fonds investis dans le Plan Marshall. Pour répondre à ce projet, qui ne pourrait se passer d’acteurs financiers, de nouvelles institutions ont vu le jour. C’est notamment le cas de l’Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB), nouvelle banque de développement inaugurée en janvier 2016 à l’initiative de la Chine, et déjà forte de 56 pays membres, dont la France. Depuis septembre 2016, l’un des cinq vice-Présidents de cette banque forte d’un capital de 100 milliards de dollars s’avère même être un Français. Cette forte implication de l’Hexagone est d’autant plus renforcée que le 18 mai 2017, la banque BNP Paribas s’est vue attribuée par l’AIIB un mandat de dépôt de près de 20 milliards de dollars d’actifs de la banque de développement. Malgré les immenses fonds déjà mis en mouvement, la Belt and Road Initiative doit toujours faire face à d’importants besoins de financements, dont on attend qu’ils soient fournis par le secteur privé et des investisseurs étrangers, par exemple via Hong Kong. En juillet 2017, la signature d’une reconnaissance mutuelle des fonds entre la France et Hong Kong, une première entre la région autonome chinoise et un pays européen, est venue s’ajouter à la place de premier plan tenue par les opérateurs français dans les échanges financiers avec la Chine.

 

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Des IDE chinois en France encore très faibles

Par ailleurs, en plus des fonds mobilisés pour la Belt and Road Initiative, les capitaux chinois investis à l’étranger devraient atteindre près de 200 milliards par an d’ici à 2020, conséquence d’un nouveau modèle de croissance chinois davantage orienté vers la consommation intérieure. Pour les investisseurs chinois, l’idée par ces prises de participation est alors de pouvoir participer à l’implantation en Chine d’entreprises françaises, à destination du consommateur chinois issu d’une nouvelle classe moyenne à satisfaire. Pourtant, les investissements chinois ne représentent que 2% des investissements étrangers (IDE) dans notre pays, encore bien peu comparés aux 25% américains.

 

Renforcer l’attractivité bretonne dans le « go out » des capitaux chinois

L’expérience l’a montré, la qualité des entreprises françaises attire, et leur permet d’être en mesure de saisir avec succès les opportunités d’investissements de ce « go out » chinois. Le développement de liens financiers entre la France et la Chine, notamment en Bretagne, bénéficie d’ores et déjà de l’implication d’acteurs comme la Bank of China, dont la branche parisienne accompagne les entreprises bretonnes dans leurs activités en Chine. Ces investissements chinois ne vont cependant pas sans soulever un certain nombre de questionnements, voire d’inquiétudes.

 

Il s’agit donc de mieux comprendre ce que recherchent les investisseurs chinois en France, les opportunités d’investissements offertes en Chine, en particulier grâce à la Belt and Road Initiative, mais aussi de promouvoir des termes de partenariats « gagnants-gagnants » entre partenaires bretons et chinois.

 

Pour plus d’informations, contacter : alexandre.cornet@etudiant.sciencespo-rennes.fr

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