La Belt and Road Initiative et la Bretagne

Dans cette édition sur le thème des Nouvelles Routes de la Soie, il s’agit d’étudier les différents aspects du projet chinois, et ses perspectives pour les bretons. Chacun de nos huit ateliers s’attache alors à analyser les enjeux, les opportunités et les réponses à apporter aux différentes problématiques soulevées par les Nouvelles Routes de la Soie dans le Grand Ouest.

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Au coeur du projet chinois, le défi logistique trouve une résonance particulière dans la géographie excentrée bretonne. Enjeu d’avenir pour la bonne insertion de notre région dans les nouveaux flux commerciaux vers l’Asie, la logistique bretonne doit s’attacher à dépasser ses difficultés passées pour tirer pleinement partie des atouts dont elle dispose.

Grande puissance agroalimentaire, la Bretagne est pleinement en mesure de répondre aux mutations de la demande chinoise en matières de sécurité et sûreté alimentaire. Des réflexions sur le modèle industriel agroalimentaire breton mais aussi sur les défis réglementaires dans l’export vers la Chine sont néanmoins aujourd’hui impératifs pour assurer le succès de l’ouverture vers la Chine.

Les fonds colossaux chinois investis dans projet de Nouvelles Routes de la Soie accompagnent une période de « go out » des capitaux chinois vers l’Europe. Une vision réaliste dépassant les peurs et les préjugés permettrait aujourd’hui aux entreprises bretonnes et aux institutions bancaires locales d’utiliser leur attractivité sur ces capitaux pour nouer des partenariats et se développer sur les prometteurs marchés chinois.

En Chine comme en Bretagne, les villes s’engagent dans la révolution des Smart Cities. Bien que parfois peu connue du grand public breton, cette digitalisation des espaces urbains est pourtant au cœur du futur développement de notre territoire. Secteur porteur et dynamique dans la région, la Smart City représente un savoir-faire local attirant l’attention d’une Chine en recherche d’expertise extérieure.

Le projet des Nouvelles Routes de la Soie, en renforçant les échanges entre nos deux territoires, aboutira nécessairement à un accroissement des échanges de technologies. La Bretagne se distingue en la matière au niveau national, et doit donc appréhender la coopération avec la Chine comme une nouvelle opportunité de développement.

Les chinois restent à l’heure actuelle les plus gros consommateurs en volume de produits de luxe. Cet atelier s’attachera à mettre en valeur les savoir-faire bretons en la matière, et comment exporter et vendre ces produits haut-de-gamme sur l’immense marché chinois.

Relier la Bretagne aux Nouvelles Routes de la Soie permettrait également de développer la connaissance des chinois du territoire breton, et de son patrimoine touristique. La Bretagne reste encore trop méconnue auprès des touristes chinois.

Enfin, le renforcement des relations entre Bretagne et Chine passe également par une meilleure connaissance mutuelle. Il s’agit donc de mesurer les enjeux et les moyens d’une coopération culturelle et universitaire accrue.

 

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