Le projet des Nouvelles Routes de la Soie

Le projet des nouvelles routes de la Soie, aussi connu sous le nom de One Belt, One Road (OBOR), ou Belt and Road Initiative (BRI), consiste en la mise en place d’accords commerciaux et la construction d’infrastructures de transports (voies de chemins de fer, routes, ponts), de ports, d’oléoducs et de centrales électriques, tout au long d’un parcours inspiré des routes de la soie antiques.

 

Les routes de la soie en Eurasie
source : Institut Français des Relations Internationales (IFRI)

 

5 000 MILLIARDS DE DOLLARS ALLOUES AU PROJET

Lancée par le président Xi lors d’un déplacement au Kazakhstan en 2013, la monumentale somme de 5000 milliards de dollars est consacrée au financement complet de cette ambition gigantesque, et dépensée dans plus de 60 pays en Asie, en Afrique, en Europe et au Moyen-Orient – même si des régions telles que la Nouvelle-Zélande et l’Arctique sont aussi concernées. A titre de comparaison, le projet est sept fois plus important en termes de financement que l’était le Plan Marshall en 1947, et à ce jour, au moins 50 entreprises chinoises, financées en grande majorité par l’Etat, ont investi 250 milliards de dollars dans environ 1 700 projets déjà construits, mis en place, en cours de construction, décidés ou signés, liés à ces nouvelles routes de la soie. Cependant, l’énorme besoin en financements de la Belt and Road Initiative appelle aussi les partenaires étrangers à s’engager aux côtés des acteurs chinois, et leur ouvre une porte vers de nombreuses opportunités, en Chine, et plus largement en Asie.

UN PROJET OUVERT A TOUS LES PAYS

Le gouvernement chinois tient à préciser que le projet est ouvert à tous, et 52 pays ont déjà officialisé leur participation à ce projet. Le Président Xi explique ainsi : « Nous n’avons pas l’intention de créer un petit groupe qui menacerait la stabilité économique […] Ce que nous espérons, c’est créer une grande famille à l’existence harmonieuse ». Au total, l’ensemble des pays identifiés par Pékin comme concernés par la Belt and Road Initiative représente 62% de la population mondiale et 30% de la richesse économique globale.

UN SYMBOLE DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

Ce projet est donc placé sous le signe de la « coopération » et du « gagnant-gagnant » pour lever les doutes des partenaires potentiels de la Chine. L’aspect d’échange culturel est également régulièrement évoqué dans les présentations de la BRI, Xi évoquant un « apprentissage mutuel », mettant en avant le rôle historique des routes de la soie dans « l’échange de biens et de savoir-faire qui nourrissent de nouvelles idées ». L’enjeu pour toutes les parties prenantes est évidemment un plus grand développement économique, avec une facilitation des flux commerciaux entre les régions connectées, en réduisant les coûts et le temps de transport des marchandises, ainsi que pour les voyages des personnes. La route terrestre doit devenir, à terme, une alternative crédible au transport aérien, ou maritime – même si ce dernier sera aussi amené à se développer entre la Chine et ses partenaires.

UNE OPPORTUNITE DE TAILLE POUR LA BRETAGNE

La pénétration de ce marché prometteur, mais aussi de celui d’autres pays d’Asie du Sud et d’Eurasie, sera facilité pour les entreprises occidentales. La Belt and Road Initiative est ainsi une occasion unique pour nos entreprises de se saisir de nouvelles opportunités d’exportation, d’implantation ou d’investissement à l’international. L’initiative ayant aussi pour but de permettre aux industriels de l’Empire du Milieu de développer leurs activités hors des frontières nationales, ces investissements pourront alors permettre tout autant à nos futures entreprises partenaires de renforcer leurs capacités de financement que d’accéder au vaste marché chinois.

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